Gestion des urgences

Comment assurons-nous la gestion des urgences

Selon l’ampleur et la complexité de l’immeuble, le syndicat devra se préparer à gérer des situations d’urgence.

1. Téléphone urgence

Soyez rassurés, puisqu’un numéro de téléphone d’urgence est à la disposition de tous les résidents, 24 heures, 7 jours. De plus, lorsque c’est nécessaire, le gestionnaire est en mesure de prendre en charge les suivis entre l’assureur et son copropriétaire et, le cas échéant, de faire les réclamations nécessaires.

2. Plan de gestion des mesures d’urgence

Un plan de gestion des mesures d’urgences ne traite pas seulement de la procédure d’évacuation en cas d’incendie, il traite de toutes les situations possibles.

 

Le plan pourra prévoir une démarche d’intervention en cas de dégâts d’eau, lors d’une panne d’électricité prolongée ou encore prévoir une situation où des personnes seraient emprisonnées dans un ascenseur défectueux. En somme, il s’agit de prévoir toutes les situations qui pourraient nécessiter une intervention d’urgence de la part du syndicat.

 

Les mesures d’urgence devront aussi contenir des dispositions particulières pour les personnes ayant des restrictions physiques et une mobilité réduite.

 

Les membres du conseil d’administration ont la responsabilité de développer un plan de gestion des mesures d’urgence, de l’implanter, de le faire connaître auprès des copropriétaires et surtout, de le maintenir à jour.

 

Il s’agit donc d’un exercice de planification de la part des membres du conseil d’administration afin de se donner un cadre d’intervention rapide et efficace C’est une simple question de gestion.

3. Travaux d’urgence

Les travaux urgents en copropriété autorisent le syndicat, à effectuer les travaux nécessaires à la sauvegarde de l’immeuble qu’il gère, sans l’autorisation préalable de l’assemblée des copropriétaires.

 

Non seulement le conseil d’administration peut-il faire réaliser les travaux urgents, mais il doit le faire puisque c’est sa responsabilité. Le conseil d’administration peut donc être accusé de négligence, s’il ne réalise pas les travaux urgents. Ces derniers doivent être justifiés par l’urgence et la nécessité de préserver l’immeuble.

 

Peuvent-être jugés urgents, par exemple:

  • le remplacement d’une corniche menaçant de tomber
  • la réparation de fuites d’eau ou d’une canalisation provoquant des inondations et des odeurs pestilentielles
  • la remise en état de balcons, dont le délabrement mettrait en danger des personnes
  • la réfection de la façade d’un immeuble, dont les nombreuses fissures provoquaient des infiltrations dans un condo et une prolifération de moisissures
  • la réparation des canalisations souterraines qui fuiraient et créeraient de l’humidité dans un condo de rez-de-chaussée.

En outre, les travaux envisagés doivent permettre de préserver la sécurité des personnes, ainsi que la solidité et la salubrité de l’immeuble.

4. REGISTRE DES CLÉS EN COPROPRIÉTÉ

Les dégâts d’eau en copropriété sont très fréquents. Qu’il s’agisse d’un chauffe-eau en fin de vie utile qui déverse tout son contenu, ou simplement d’un pommeau de douche défectueux, lorsque l’eau coule en copropriété, les dégâts sont rarement mineurs. Les conséquences peuvent être dévastatrices pour les copropriétés comportant des unités réparties sur plusieurs étages. Les dégâts d’eau coûtent cher, parfois durant longtemps, notamment en primes et franchises d’assurances, et ce, en plus du stress et du désarroi qui s’ensuivent. La solution pour limiter les coûts de tout sinistre par l’eau est d’intervenir rapidement afin de neutraliser la source. Mais comment intervenir si le syndicat n’a pas accès aux doubles des clés des unités de l’immeuble ? Évidemment, défoncer quelques portes d’unités de condo pour identifier précisément le lieu de la source d’eau n’est pas une solution à considérer. Il n’y a malheureusement pas de solution miracle, c’est pourquoi un double des clés est toujours nécessaire. C’est incontournable pour gérer efficacement toute situation d’urgence en copropriété.